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Le principe de la parité est vivement soulevé au Sénégal et a gagné l’adhésion de plusieurs personnes tant il est inconcevable d’accepter les discriminations dont les femmes sont souvent en cause. Mais faut-il aller jusqu’à établir et imposer au peuple sénégalais une disposition visant implicitement à être impérativement représenté par 50% de femmes et 50% d’hommes ? Voilà la question à laquelle le Président de la République, Les éminents hommes de loi, les défenseurs de la démocratie, les intellectuels du pays devaient examiner avant de rédiger ou de proposer la loi sur la parité à l’Assemblée Nationale, et aux députés avant de légiférer mécaniquement cette loi qui avilit nos avancées en démocratie. On a toujours honoré les femmes du Pays de la Téranga. Juste vous allez me dire ! Je ne dis pas le contraire moi aussi et plus encore on doit mieux faire. Il faut aider nos sœurs à aller à l’école, les sauver de certaines violences, leur octroyer des rémunérations à la hauteur des efforts qu’elles consentissent dans le travail grosso modo leur donner tout ce qu’elles méritent. Cependant, l’hémicycle parlementaire comme on le dit prosaïquement est la chambre des représentants parlant et agissant pour le peuple en entier, une fois que ce dernier les élit de manière libre et transparente. Imposer un choix à ce peuple ou parachuter des élus pour ce peuple afin d’aménager une égalité – parité - parfaite au niveau de cette institution c’est promouvoir autre chose que la démocratie. Faut-il donc corriger une injustice par une maladroite justice ? Les sénégalaises ne demandent pas cela et méritent plus de respect à leurs égards. Elles ne sollicitent non plus des faveurs mais réclament leurs droits. Non profiteuses, elles sont des citoyennes républicaines et donc favorables à l’élection des représentants du peuple démocratiquement. Donc politiciens, qui voulant vaille que vaille donner quelques aumônes avant les élections à ces dernières pour déposer des amendements visant à « correctionnaliser » leurs peines sur le dos de la démocratie et de la volonté populaire, sachez qu’elles en sont conscientes. Elles ne sont pas des instruments ni objets à politiser. Cette proposition de loi n’a aucune valeur au plan démocratique. Elle biaise la libre compétition des candidats et des partis pour assurer la représentation du peuple, le fondement de ce régime politique. La volonté de participation d’honnêtes citoyens au système de gouvernement sera aussi limitée par le quota préalablement établi (fifty-fifty). Pourquoi se taisent donc les républicains, les démocrates, juristes, les intellectuels ? Par peur d’être traités de misogynes ! Non, l’amour que nous portons chacun à nos sœurs et mères ne se démontre plus. Combien nous nous contentons des femmes héroïques de Ndère, d’Aline Sitoë Diatta, de Mame Diarra Bousso… Mais là n’est pas le problème. Ce diptyque femme-homme ne prône ni compétence, ni mérite. Et si il est porteur de réussite pourquoi le limiter à l’Assemblée, on pourrait avoir autant de ministres des deux genres ou une Présidente à côté du Président avec autant de pouvoirs? Une impasse et pas n’importe laquelle. Ne raisonnons pas ainsi. Dans un pays où l’unité nationale se cherche, l’impératif demeure que tout citoyen sans distinction de genre, de race ou de religion pourra exprimer librement ses choix politiques sans contrainte ni diktat? Vous aussi réagissez sur un article ou déposez les vôtres ici ou simplement sur
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