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Massacre de Gaza : reflet de la division des musulmans?
Gaza est une bande de terre côtière longue de 45km et large de 6 à 10Km où s’entassent pus de 2 000 000 d’habitants, elle renferme l’une des plus forte densités de population au monde. Elle est enclavée entre l’Etat conquérant d’Israël et l’Egypte qui occupe une place prépondérante dans la communauté arabe du monde. Mais pourquoi ce dernier n’a pas pesé de tout son poids pour empêcher le massacre que connaît aujourd’hui le peuple Gazaouis ? Car il est clair que cette tuerie était savamment préparée durant les quelques mois de trêve entre le Hamas et Israël. C’est simplement parce que le Hamas qui contrôle l’administration de la bande de Gaza depuis 2006 est à majorité Chiite. En effet cette obédience explique le mutisme et immobilisme extraordinaire constaté dans les grandes monarchies arabes et musulmanes Sunnites depuis le début des attaques de Tsahal. Donc la guerre des sermons, des conférences et même des plaidoyers universitaires entre Chiites et Sunnites s’étale au vu et au su de la communauté internationale, le résultat est la mort de centaines de musulmans et des survivants qui espèrent un cessez le feu sur la demande de puissances anti- islamiques comme l’Union Européenne ou les Etats-Unis. Ceci est un exemple de ce qu’on récolte dans la division. L’impuissance arabe face aux bombardements israéliens puis à l’incursion de Tsahal dans la bande de Gaza était inévitable et même prévisible. Cette impuissance qui résulte de la division inter-arabe a été illustrée par plusieurs éléments : 1- Les pays arabes étaient dans l’impuissance d’organiser une réunion d’urgence de leurs ministres des affaires étrangères. Alors que les bombardements commençaient le samedi 27, les ministres des affaires étrangères des pays arabes n’ont pu organiser leur première réunion que le mercredi 31 décembre, soit 5 jours après les bombardements et au lendemain de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne. 2- La réunion des ministres des affaires étrangères qui devait préparer un sommet d’urgence des chefs d’Etats des pays membres de la Ligue Arabe (prévu initialement pour le vendredi 2 janvier) s’est soldée par un échec retentissant : désormais il n’y aura pas de sommet des chefs d’Etats et la seule décision prise était d’exporter la crise aux Nations Unis.
Il « appelle Israël à respecter scrupuleusement ses obligations aux termes du droit humanitaire international, en particulier de la Convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre ». Simplement, il ne fait aucune mention des tirs de roquettes en provenance de Gaza sur les territoires israéliens, qui selon l'Etat hébreu ont déclenché son offensive aérienne contre le Hamas. Le Conseil de sécurité –conduit par les Etats-Unis- ne votera pas le projet et l’Egypte dira, par le biais de son ministre des affaires étrangères, qu’elle n’était pas d’accord avec cette version présentée par la Libye (le seul membre arabe non permanent du Conseil de Sécurité) par laquelle certains pays arabes ont voulu non pas arrêter le massacre à Gaza mais gagner des points politiques sur Israël. Mais, bien avant cette dégradation et l’incapacité des arabes à ce mettre d’accord sur une situation aussi catastrophique que le bombardement de Gaza, plusieurs éléments illustraient depuis quelques temps la stérilité politique arabe sur la scène mondiale.
Signé Abdoulaye Sylla Références : Archives de France 24 Islamiqua-canalblog.com http://www.radiomundial.com http://www.presstv.ir |
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