| Hommage à Cheikh Ousmane Mbacké Noreyni 23 Nov 1981 [28ans déjà] |
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Hommage à Cheikh Ousmane Mbacké Noreyni 23 Nov 1981 [28ans déjà]
Fils de Cheikh Ibrahima Faty MBACKE, «Ndaamal Daaru» ou encore «Maam Cerno Biraahim» et de Sokhna Mariama Sèye, «Maam Mareema», Cheikh Ousmane MBACKE Noreyni est né le 1er jour du mois de Ramadan de l’an 1911 à Mbacké Kadjôr. Ses 70 années passées ici bas ont permis de comprendre la dimension exceptionnelle de l’homme «Nóoreyni», «Bun Afaan» ou encore « Zil Ayaati » et que nous appelions affectueusement «Baay Usmaan». Sa vie très riche et pleine d’enseignements nous a beaucoup apporté. Il nous avait, en effet, adoptés, couvés comme sa propre progéniture et réconciliés avec nous-mêmes dans la foi en DIEU et la Tradition prophétique, et dans le respect des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Si tant il est vrai qu’oublier doit être le propre de l’homme, il faut cependant reconnaître qu’oublier peut parfois être synonyme de trahison. Voilà pourquoi nous nous faisons le devoir de nous souvenir de « Baay Usmaan» qui nous a, incontestablement, marqués très profondément, pour nous avoir tout le temps parlé de ces valeurs qui sont la considération et l’amour du prochain, le culte de la patience, de la tolérance, de la solidarité et du respect mutuel ! Nous nous rappellerons toujours cette phrase qu’il se plaisait à nous répéter très souvent : « Dimbale leen ma ci bëgg gi, ma dimbale leen ci seen néew gi doole seen diggënte ak seen Boroom ». Sa foi profonde en DIEU et en son Prophète Mohamet (P.S.L.), son abandon total à Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul et à son vénéré père, Cheikh Ibrahima Faty, ainsi que son amour sans réserve au service exclusif de l’homme qu’il considérait au dessus de tout, sans distinction aucune, le faisaient passer pour un surhomme aux yeux de ses parents, de ses contemporains et de ses disciples. Confié, dés sa tendre enfance, à son frère aîné, Serigne Cheikh Awa Balla Mbacké, il a été ce fidèle compagnon qui l’accompagnait partout, dans les différents villages qu’il visitait : Tounêne, Ndiôl Seck, Kham Nâne, Ngalba, Keur Demba Penda, Thiolâne, Keur Youga Thioro, Thilmakha Mbâkol, Baba Garage, Niâkhène, etc. A ces occasions, l’élan spontané des jeunes qui se ruaient vers lui pour lui témoigner leur affection était déjà très révélateur. Le legs, par la suite, des champs de Tchungkóoli (Chikôry) aura fini de convaincre les esprits sceptiques de l’époque sur ce que représentait réellement Serigne Ousmane dans cette dure et difficile contrée de Tooki Njak, rebaptisée plus tard Daroul Mouhty. Son dévouement sans faille et sa très grande loyauté vis-à-vis de son grand frère, Serigne Modou Awa Balla, Khalife de Serigne Darou, et aussi de Cheikh Abdoul Ahad MBACKE, Khalife général des Mourides de l’époque, étaient encore d’autres facettes du profil et de la valeur de l’homme de DIEU. L’attachement et l’affection profonde que lui vouait cette frange juvénile de la Gueule Tapée des années 1970, perdue et en quête de repères, trouvait son explication dans ces deux phrases qu’il avait prononcées : « Serigne Touba dafa woote Ndakaaru bañ, Thierno woote Ndakaaru wuysi ». En 1981, le 25e jour du mois de Tamkharit, il est rappelé à DIEU dans sa demeure de Daroul Mouhty, et son illustre fils, Cheikh Ahmadou Kara MBACKE Noreyni, «Generaalu Bamb », lui succède avec bonheur et devient le Khalife de la Famille. “Yal nañu Yalla feyal Baay Usmaan”! (Amiiin) Contribution de Abu Nóoreyni www.karacom.org |
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