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LA FETE DU SACRIFICE OU AÏD UL-ADHÂ ENCORE APPELEE TABASKI. La fête du sacrifice, encore appelée fête de l’Aïd ul-Adhâ, Aïd El Kebir, ou Tabaski, est l’une des fêtes musulmanes les plus importantes. Elle célèbre la tradition du prophète Ibrahim (PSL) qui a lieu le dixième jour du mois de Zul-Hijja (soit deux mois dix jours après la fête du Ramadan). En l'espèce, il s'agit du prophète Ibrahim qui avait reçu l’ordre de DIEU, le TOUT -PUISSANT lui-même; ceci, après s’être inspiré d’un rêve étrange, guidé par la voix de DIEU, de tuer son fils Ismaël pour le lui offrir en sacrifice. Comme Ibrahim avait une ferme confiance en DIEU et qu’il croyait en sa TOUTE –PUISSANCE, il avait pris la ferme décision d’obéir à ce commandement et de tuer son fils. Cela plut à DIEU qui lui envoya l’ange Gabriel avec un mouton pour le sacrifier à la place de son fils et celui-ci fut délivré immédiatement. Cette célébration importante vient marquer la fin du Hadj, le pèlerinage vers la sainte Mecque. Le sens de la célébration Le sacrifice de la bête remonte à l’histoire d’Ibrahim, tradition que le Prophète (Saw) a perpétuée. Depuis ce jour, les musulmans rendent hommage à Ibrahim, ce qui constitue l’exemple même du dévouement et de bonne volonté. Le sacrifice est le stade suprême de la foi, en ce sens que c’est à l’âge de 86 ans qu’Ibrahim eut son premier fils, qu'il nomma Ismaël. Contre toute attente, DIEU l’éprouva en lui demandant de le lui offrir. Mais Ibrahim se montra obéissant de l’ordre de DIEU. Le SEIGNEUR lui rappela dans un songe la promesse qu'il LUI avait faite. Il dit alors à son fils :" Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses " . (Ismaël) dit : " Ô mon cher père, fais ce qui t'est commandé : tu me trouveras, s'il plaît à ALLAH, du nombre des endurants ". (Coran, S37 V102). Et le Coran qui rapporte ce dialogue, poursuit en ces termes :" Puis quand tous deux se furent soumis (à l'ordre d'ALLAH) et qu'il l'eut jeté sur le front, voilà que nous l'appelâmes : " Abraham ! Tu as confirmé la vision (…) Et nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse " (S37, V103-104-105-107). Les fondements de l’immolation sont régis par le Coran, lorsque DIEU dit : «Prie ton seigneur et immole ». (S.108, V.2). Loin d’être un simple abattage d’animaux, le sacrifice de la bête représente un acte d’une grande spiritualité. Alors qu’Ibrahim était sur le point d’égorger son fils, DIEU remplaça ce dernier par un bélier. IL dit dans le Coran : «Nous rachetâmes l’enfant par un bélier considérable » (S.37, V.107). Le sacrifice du mouton n’est donc pas une fantaisie, c’est un acte de foi qui se distingue d’une action mécanique ; c’est une œuvre de soumission totale à ALLAH, symbolisée dans l’histoire par une personnalité : Ibrahim. Etablissez l’évidence qu’en tuant alors ces bêtes, DIEU n’a nul besoin de leur chair, encore moins de leur peau ou de leur sang. IL lève tout équivoque dans le Coran, en affirmant : «Ni leur chair ni leur sang n’atteint ALLAH, mais ce qui l’atteint de votre part, c’est la piété. Ainsi vous les a-t-il assujettis afin que vous proclamiez la grandeur d’ALLAH pour vous avoir guidé sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants » (S.22, V.37.). Évoquant la récompense du sacrifice, le prophète (Saw) répondit à une question qui lui avait été posée : «Il sera compté pour chaque poil une bonne œuvre, de même que chaque brin de laine ». Il ajouta : « L’homme n’accomplit une action plus agréable à DIEU le jour de l’Aïd que celle d’offrir un sacrifice. Le jour de la résurrection, l’offrande viendra intacte avec cornes, sabots, poils et laine. Le sang qui coule est estimé de DIEU avant même qu'il ne touche le sol. Soyez-en heureux » (hadith). La prière de la Tabaski Il s'agit d'une prière traditionnelle, ne concernant pas la femme, l'esclave, et le voyageur; composée de deux Rakkas qu'on prononce à haute voix suivis d’un sermon, et dirigée par l'imam. À l'exception de la Mecque, on doit l’effectuer en dehors des mosquées. On ne doit pas l’effectuer en deux endroits distincts dans une même localité sauf si le nombre de fidèle ne peut pas se contenir dans un endroit, on doit aménager plusieurs endroits de prières ou prier à tour de rôle. On doit effectuer la prière entre le moment où le soleil s'est levé tout à fait et le moment de la prière du « Zohr » (tisbar), après la prière du zohr on ne doit plus l’effectuer et l'on ne doit plus s'en acquitter ultérieurement en guise de réparation. Cette prière n'est précédée ni de l'appel (nodde) ni du rappel (likhâm). Dans la première rakka on dit sept (7) fois « ALLAHOU AKBAR » y compris le « armal » (formule d'entrée). Dans la deuxième rakka, on dit six (6) « ALLOUHOU AKBAR » y compris le « ALLOUHOU AKBAR » que l'on prononce en se relevant. Ces « ALLAHOU AKBAR » ne sont pas accompagnés de la levée des mains vers les épaules, à l'exception du premier. En cas d'oubli, on doit l'effectuer et reprendre la récitation des sourates tant qu'on n'a pas fait la génuflexion. Après celle-ci, on continue la prière et l'on se prosterne en « khabla salaam ». Il est méritoire de réciter la « Fatiha » suivie de la sourate « Sabihisma » dans la première rakka et la « Fatiha » suivie de la sourate « Wa chamsi » dans la deuxième rakka. Si on arrive en retard et qu'on trouve l'imam en train de réciter les sourates de la prière, on doit dire sept fois, la formule « ALLAHOU AKBAR » avant de continuer la prière avec l'imam. Si on arrive au moment de la génuflexion, la rakka est valable. Si on arrive après la première rakka, on continue avec l'imam la deuxième rakka jusqu'au salut final, puis on s'acquitte de la rakka qui nous a échappé. Si l'on rejoint l'imam au moment de la « tachahoud » (taya) ou de la prosternation, alors dans ce cas, on termine le reste de la première en compagnie de l'imam, puis après le salut final, on fait la prière telle que l'imam l'a effectuée. 1Lire KHOURATOUL AYNI ou Lumières sur les pratiques islamiques de Serigne Souhaybou MBACKÉ Ibn KHADIM RASSOULOULLAH. Quelques recommandations relatives à la prière de Tabaski Il y a plusieurs actes, bienséances et comportements à observer le jour de la fête. Il est ainsi méritoire de :
o Se laver ce jour après l'aube mais avant l'heure de la prière, se parfumer et se parer de ses plus beaux habits et de bien entretenir ses cheveux; o Se rendre à la prière à pieds dans la mesure du possible plutôt que de se servir d'un moyen de locomotion; o De rester après la prière pour écouter attentivement le sermon que prononce l’imam; o De louer DIEU sur le chemin des lieux de la prière; une fois sur les lieux et avant l'arrivée de l'imam. La louange préférée est la suivante : « ALLOUHOU AKBAR ».
Il est également recommandé : o Pour le retour de la prière d'emprunter un chemin différent de celui de l'aller; o D'observer le jeûne jusqu'au retour et de le rompre avec un morceau de foie de l'animal immolé; o De prononcer trois (3) fois la formule « ALLAHOU AKBAR », après le salut final de toute prière obligatoire, à partir de la prière de « zohr » du jour de la tabaski jusqu'à celle du matin du quatrième jour. Par ailleurs, il y a des actes qui sont interdits à celui qui nourrit l’intention de faire le sacrifice de Tabaski et cela depuis le 1er Zul-Hiddjah jusqu’au sacrifice. Il est notamment interdit de raser ou de diminuer les cheveux ou les poils et de couper les ongles des doigts et des orteils. Le Prophète (Saw) a en effet dit: «Une fois que vous avez vu le croissant de Zoul-Hiddja, si l’un d’entre vous souhaite sacrifier, qu’il se retienne alors de couper ses cheveux et ses ongles». Rapporté par Mouslim. Et dans une autre version: «[Que celui qui désire sacrifier], ne coupe rien de ses cheveux et ongles jusqu’à ce qu’il sacrifie». Les préceptes islamiques relatifs à la bête à sacrifier Après la prière, le musulman retourne à la maison pour pouvoir immoler son sacrifice. Cette pratique traditionnelle est très recommandée à tout musulman libre qui en a les moyens sans conteste. Cela concerne aussi bien les jeunes que les vieux. Pour le critère de l'animal du sacrifice, il est de préférence à un bélier, mais à défaut on peut faire usage de brebis, de chèvre, de bœuf, de chameau voire de coq. Le Prophète (Saw) a cependant conseillé le sacrifice du mouton blanc bien cornu, de préférence celui ayant des tâches noires autour des yeux et sur les pattes. En plus, l’animal ne doit être ni borgne, ni boiteux, ni amputé d’une corne ou d’une oreille, ni malade ou très maigre. Quant à l’âge préconisé pour les moutons, il doit être d’une année environ. Pour les caprins, une année révolue ; les bovins, deux ans, et enfin les chameaux, quatre ans révolus. Un autre aspect important de l’immolation est le moment recommandé : le sacrifice a lieu le jour de la fête, après la prière. On n'a pas le droit d'immoler un mouton avant que l'imam n'ait immolé le sien. Ce dernier ne peut pas immoler le sien avant d'avoir effectuer la prière du « Hiit » (de tabaski). Si on immole son mouton sans tenir compte de ces prescriptions on ne bénéficiera pas des bienfaits attachés au sacrifice de la Tabaski, on n'aura que de la viande. Comme le Prophète (Saw) l'a dit : « Quiconque sacrifie sa bête avant sa prière, c’est de la viande qu'il s’offre ; mais quiconque le fait après la prière, c’est un vrai sacrifice rituel conforme au sacrifice que font les musulmans » (Rapporté par AlBoukhâry). Le temps imparti à cette opération s'étend de la fin du sacrifice effectué par l'imam jusqu'au coucher du soleil du 3e jour. Cependant, l'opération ne se fait pas la nuit Il est préférable que chacun immole son mouton, si l'on a eu un empêchement, on en confie le soin à un musulman. Celui qui immole le mouton d'autrui sans y être autorisé ne bénéficiera pas des avantages attachés au sacrifice et il devra lui trouver un mouton en remplacement de celui immolé. Il est recommandé que la bête destinée au sacrifice soit sans défaut, elle doit être comme celle recommandée pour le baptême. Aucune partie prélevée sur un mouton de tabaski ne doit être vendue pas même la peau de l'animal. La personne appelée éventuellement pour dépecer le mouton ne doit pas être payée avec la viande dudit mouton. On peut toutefois lui donner une partie de la viande destinée aux offrandes. S'il doit être payé que ce soit fait avec de l'argent. Il y a deux façons principales de distribuer la viande du sacrifice. Elle peut être distribuée crue sans la préparer, ou la préparer et la cuire avant de la distribuer. En outre, la viande de l’animal peut être répartie en trois parties : une part pour celui qui sacrifie et sa famille, une autre pour l’aumône enfin, la dernière part pour les proches parents, les amis et les voisins sans distinction c’est-à-dire ceux qui ont sacrifié et ceux qui ne l’ont pas fait. Cette partie de la viande donnée aux pauvres, ne fait qu'illustrer que l’Islam est une religion de partage et d’assistance. La Tabaski est donc un jour de prière, de bonheur et de recueillement mais aussi, une fête à l'occasion de laquelle, ont lieu les visites et les réjouissances entre proches et amis. Qu’ALLAH nous conforme à ce qu’IL aime et agrée! Qu’IL nous accorde la paix, la tranquillité, la sécurité et la santé dans nos âmes, nos familles et nos pays islamiques. Qu’IL accepte nos bonnes œuvres et pardonne les mauvaises. Was-salaamou alaïkoum wa rahmatoullahi wa barakâtouh. Source : Dahira Mafaatihul Bichri Aïd-ul-Adhâ 1429H. /décembre 2008 A tous les Musulmans ! Déwénaty! |
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