| Biographie de Serigne Mame Mor Diarra Borom Sahm |
|
ORIGINE ET NAISSANCE DE MAME MOR DIARRA Serigne Mame Mor Diarra s’appelle en réalité MOHAMED, mais la tradition voulait que tous ceux qui portaient ce nom soient appelé MOR, titre qui signifiait autrefois “SERIGNE” (marabout). DIARRA fut le nom de sa mère raison pour laquelle il était appelé MAME MOR DIARRA pour l’identifier par rapport à sa mère. Il était aussi appelé BOROM SAHM pour montrer l’appartenance de ce quartier de touba à Mame Mor Diarra. Donc son vrai nom est MOUHAMED IBN MOUHAMED IBN HABIBOULAH (comme le nom de CHEIKH AHMADOU BAMBA).Son père s’appelait MAME MOR ANTA SALY fils de MAME BALLA AICHA et MAME MARAM fils de HABIBOULAH fils de MOUHAMED KHAIRY fils de OUSMANE (originaire de Fouta). Sa mère s’appelait SOKHNA DIARRATOULAHI (pour son dévouement a dieu) MARIAMA BOUSSOU, fille de MA BOUSSOU AWA MBAYE fils de MATABARA fils de Khamat. La mère de SOKHNA DIARRA fut MAME ASTA WALO MBACKE fille d’AHMET SOKHNA BOUSSO fils de MAME MARAM. En résumé Mame Mor Diarra fut le frère aîné de serigne touba. ORIGINE ET FONDATION DE MBACKE BAOL MAME MARAM, ancêtre de MAME MOR DIARRA fut le fondateur de MBACKE BAOL en 1194 de l’hégire. A sa mort son fils AHMADOU FARIMATA MBACKE hérita de MBACKE pendant une durée de trente ans. Après la mort de son premier successeur, son second fils IBRAHIMA AWA NIANG succéda a son frère pendant trente ans lui aussi. IBRHIMA AWA fut l’ancêtre de MBACKE DIMB parce qu’il fut le père de MODOU DIE, fondateur de MBACKE DIMB. Après sa mort son petit frère MEME BALLA AWA AICHA et fils de MAME MARAM lui succéda pendant 28 ans, du fait que son fils MAME ABDOU KHADRE fut tue par des ‘thiedo’’ (animiste) ce qui fut a l’origine de son exil a Ngaye ou li mourut deux ans plutard en1284 de l’hégire. C’est a cette époque que le pays fut perturbé, ce qui poussa d’ailleurs les marabouts à aller prêter mains fortes a TAFSIR MABA DIAKHOU BA roi du nioro du rip, pour le soutenir dans la guerre sainte. MBACKE resta alors 21ans sans successeur ni habitants. Longtemps après DAME SEYNABOU MBACKE revint a MBACKE et la ville recommence ainsi a être habite a nouveau. FORMATION ET PREMIERE RESPONSABILITE DE MAME MOR DIARRA C’est à MBACKE où MAME MOR DIARRA a débuté ses études coranique y compris les sciences et connaissances islamiques. Son père fut son maitre avant que son oncle SERIGNE BOUSSOUBE lui donna à son tour des connaissances religieuses approfondies. Il fut aussi le compagnon de son père quant il allait a la rencontre de MABA DIAKHOU BA au saloum. Par la suite MAME MOR ANTA l’amena à MBACKE. C’est Durant cette même année, en 1304 de L’hégire (année 1888) que son oncle serigne BOUSSOBE fut de retour à MBACKE. Durant cette période serigne BOUSSOBE lui confia qu’il commençait a prendre de l’âge. Pour ce faire il lui conseilla de s’installer a MBACKE plus précisément dans un lieu ou il y avait un arbre appelé ‘’KHEWAR’’ (MBACKE KHEWAR) tout en lui confiant ses disciples qui l’avaient accompagné lors de son voyage au SALOUM, en lui faisant savoir qu’il les lui réclamera le jour du jugement dernier. Donc pour serigne BOUSSOBE MAME MOR DIARRA ne doit pas être en reste au contraire il devrait être au devant de la scène. C’est ainsi que BOROM SAHM s’était installe à MBACKE KHEWAR. RELATION AVEC SON ONCLE SERIGNE BOUSSOBE BOUSSO SERIGNE BOUSSOB aimait beaucoup son neveu SERIGNE MAME MOR DIARRA, ce qui lui a valu de lui confier ses disciples et tout le monde sait qu’à cette époque le fait d’avoir des disciples était très important mais tout cela montre l’amour et la confiance que SERIGNE BOUSSOBE portait a son neveu. MAME MOR DIARRA MBACKE BOROM SAHM: UN FERVENT CROYANT. BOROM SAHM, toute sa vie durant, personne ne l’a vu ou entendu faire quelque chose qui déplaisait DIEU et son PROPHET (psl). Rien ne s’était interposait entre lui et ses semblables encore moins entre lui et le Tout Puissant si ce n’est le prier et le vénérer. IL faisait violence sur lui même pour accomplir convenablement ses devoirs envers son Seigneur. LA DISPARITION DU SAINT HOMME C’est au moment où il faisait ses ablutions pour les préparations la prière de l’aube qu’il rendît l’âme. C’est alors qu’un de ses disciples chargé du protocole (bëk neek) qui s’appelait serigne MBAYE KA neveu de serigne MAFALL DIOP alla voir ce qui retardait son maître au lieu de la prière. C’est par la suite qu’il trouva MAME MOR DIARRA frappé par le sort de DIEU (la Mort). D’ailleurs c’est ALLAH lui même qui a dit ’’KOULOU NAFSI ZAIHATOU MAWTI ’’autrement dit toute vie trouvera une mort prochaine puis il renchérit ’’WALANE YOUWAHIRA LAHOU NAFSSANE IZA DJA ADJA LOUHA WA LOUHA KHABIROUNE BIMA TAHMALOUNA’’ LA DISPARITION DU SAINT HOMME UNE PERTE POUR TOUT LE MONDE La prière mortuaire fut dirige par SERIGNE MBACKE BOUSSSO fils de son oncle, un fervent croyant qui ne se lassait jamais faire plaisir a son CREATEUR. Jamais il n’a osé violer le contrat qui lui liait à DIEU.C’est cet homme qui s’est occupé de MAME BOROME SAHM .Il a été aussi témoin que depuis la disparition du prophète MOUHAMED (psl) jusqu’à ce jour aucun croyant semblable à MAME MOR DIARRA ne fut exhumé. En quelque sorte MAME MOR DIARRA représentait la bonté personnifiée. Ce Lundi, jour pendant lequel il a quitte ce bas monde était le 20eme jour du moi de Ramadan de l’année 1339 de l’hégire c’est dire 1921 du calendrier grégorien à MBACKE KHEWAR. Ce jour fut émotionnel et surtout triste du fait que MAME MOR DIARRA leur avait faussé compagnie laissant en chacun le sentiment de solitude ‘’zayir ak batine’’(temporelle et spirituelle) PRIERE DE RECONNAISSANCE ET DE TEMOIGNAGE EN VERS BOROM SAHM Après avoir informe SERIGNE MODOU MOUSTAPHA de la disparition de BOROM SAHM, il lui fit la Marsiyyah (poème que SERIGNE TOUBA les ordonna de faire a la mémoire de BOROM SAHM, lui et ses compères) cela traduisait le profond attachement et l’amour que le premier khalif de SERIGNE TOUBA avait pour MAGUI MAG (aîné d’un grand) comme on aimait appelé MAME MOR DIARRA. Prions pour le khalif et que DIEU lui rende grâce. RELATION ENTRE MAME MOR DIARRA ET SERIGNE TOUBA En ce qui concerne la relation de SERIGNE TOUBA et MAME MOR DIARRA, ce fut agréable et très harmonieux. Il ne s’était jamais passé d’incompréhension entre eux, au contraire un amour mutuel remplissait le Cœur de chacun d’eux. Mieux encore ils ne se lassaient jamais de se rendre visite. En plus de cela SERIGNE TOUBA tenait a ce que ses talibes (disciples) aillent rendre visite a son frère et leurs conseil la même de travailler pour lui jusqu’à ce qu’il leur accorde sa bénédiction. C’était également une habitude chez SERIGNE TOUBA, avant de libérer certains de ses disciples, de les envoyer chez MAME MOR DIARRA pour y recevoir ses enseignements, raison pour laquelle SERIGNE MODOU NIAAW MBACKE qui fut un disciple de BOROM SAHM servait de messager entre les deux grands hommes. Il affirma que serigne touba disait que “quiconque travaille pour MAME MOR DIARRA sera récompense quatre fois: une de DIEU, une de son PROPHET (psl) , une de moi même mais également une récompense de MAME MOR DIARRA“. CHEIKHOUL KHADIM ajouta “si ce n’était pas la mission qui m’a été confie par DIEU j’allais travailler pour lui et être a sa disposition comme doit le faire une personne pour son frère”. Donc cela illustre parfaitement l’amour que BOROM TOUBA portrait a BOROM SAHM. Ce dernier aussi ne quittait jamais le CHEIKH il lui a rendu visite Presque partout. Lors de l’exil du CHEIKH au GABON, ils ne cessaient pas de communiquer ,SERIGNE MAME MOR DIARRA lui écrivait des lettres et le CHEIKH aussi le répondait en lui faisant part de son état… D’ailleurs la lettre que SERIGNE TOUBA a écrit pendant son exil en est une illustration: MAME MOR DIARRA MBACKE BOROM SAHM: UNE BIBLIOTHEQUE, UNE LUMIERE ETERNELLE MAME BOROM SAHM faisait parti de ceux (des hommes de DIEU) qui ne seront jamais oublié du fait qu’ils ont illuminé le monde durant les moments de ténèbres. Ils n’ont pas hésité à livrer une lutte sans répits pour le compte de l’ISLAM et surtout pour la vivification de ce dernier en convertissant les mécréants et en les éduquant jusqu’à ce que toutes leurs activités ne soient que l’ISLAM et rien d’autre. A cet effet SERIGNE TOUBA avait dit “c’est en ayant peur de DIEU que l’on a peur de nous”. BOROM SAHM faisait également parti des croyants qui considéraient le monde d’ici-bas comme un champ que l’on doit cultiver pour préparer la vie future et non pas uniquement pour mettre en valeur notre présent. D’après eux, celui qui ce consacre seulement à sa vie présente c’est à dire sa vie d’ici bas, est entrain de vivre son futur présentement: ceci est évoqué dans le coran verset 20 sourate42, la sourate CHOUARA (qui traduit la consultation). MAME MOR DIARRA UN EDUCATEUR INCONTOURNABLE Fidele à sa mission, BOROM SAHM était un éducateur de référence qui ne lésinait pas sur les moyens à déployer au service du monde musulman. De grandes figures religieuses sont passées dans son école, on peut citer le grand cheikh fondateur du Mouridisme CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKE, son jeune frère. D’autres également ont eu le privilège de bénéficier de ses enseignements comme par exemple MAME CHEIKH ANTA, SERIGNE AFIA MBACKE, SERIGNE MASSAMBA MBACKE, SERIGNE FALLOU MBACKE, SERIGNE MBACKE BOUSSOU pour ne citer que ceux la. Conception et réalisation: CHEIKH MOHAMED EL BACHIR DIENG petit fils de CHEIKH ABDOUL KHAFOR MBACKE (khalif actuel (à l’époque de la rédaction de cet article) de MAME MOR DIAARA) et le daara MAFATIHIL BICHRI de TOUBA MBOUR SENEGAL. MINANU BAKHIL KHADIM, ouvrage écrit par Serigne Bassirou MBACKE ibn Khadim Rassoul. Wolofal, recueil poétique de Serigne MBAYE DIAKHATE |
| Viatique des jeunes |
| Viatique des adolescents |
| Joyeau Précieux |
| moukhtassar c.khalil! |
| ibn achir |
| Xurratul-Ayni Lab! |
| Dons du TRES-SAINT |