| Dossier: Mame Cheikh Anta Mbacké Boroom Gaawaan |
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Mame Cheikh Anta Mbacké « Boroom Gaawaan »
Frère cadet du Cheikh AHMADOU BAMBA, sa mère est Mame Asta Waalo Mbacké, plus connu sous le nom de Mame Anta Ndiaye. Il a effectué son éducation coranique auprès de remarquables maîtres érudits ; dont le plus connu est Cheikh Abdourahmane LO. Toutefois, c’est auprès de son grand frère Serigne Mamor Diarra qu’il a étudié les sciences islamiques avant de rejoindre Cheikh AHMADOU BAMBA qu’il ne quittera plus jamais En effet, Cheikh Sidy Moukhtar a très tôt perçu en son frère un « homme de DIEU », un guide spirituel qui perfectionne, à courte durée, l’état de ses compagnons et améliore leurs actes. Il n’avait pas hésité à se soumettre à ses ordres et lui vouait une obéissance totale et cherchait à chaque instant à lui satisfaire, comme doit le faire tout mouride qui aspire à devenir « sadikh ». Il a été parmi les premiers à recevoir l’éducation du Cheikh et sa formation. Celui-ci accordait une attention particulière à la formation de son disciple et frère ; il le préparait aux tâches importantes qu’il devra assumer au sein de la communauté mouride. En effet, Serigne Gaawaane état devenu l’un des hommes de confiance du Cheikh qui, très tôt, lui fait don de son village de Darou Salaam* accompagné de 99 disciples alors qu’il n’avait que 17ans. Cependant, la personnalité multidimensionnelle de celui qu’on nomme « l’argentier de ma Mouridiya » nous permet d’aborder son exil au Mali, mais aussi de ses nombreuses actions et réalisations. Son exil à Ségou (au Mali) D’abord, il y avait devant lui cet extraordinaire mouvement, jusqu’ici incomprise par la masse, que dirigeait son frère et guide qui était confronté à d’énormes difficultés et entouré de menaces de la part des ennemis de l’ISLAM. Les disciples subissant de graves atrocités. Mame Cheikh Anta s’intéressa à la vie politique en observant ses importantes mutations, en suivant de très près les informations. Il cherchait même à avoir une certaine influence sur cette politique en soutenant l’un des acteurs en compétition afin de sauvegarder l’intérêt général et sur participer l’émancipation de la Mouridiya. C’est ainsi qu’il avait porté son soutien à la candidature de Ngalandou Diouf à la députation au parlement français. Attitude qui avait valu la colère de Blaise Diagne, l’adversaire de Ngalandou. Après avoir fomenté de fausses accusations, Blaise avait donné l’ordre de l’interner à Ségou, au Mali, de 1929 à 1935. Ce que chante Cheikh Mûssa Kâ en ces termes : « Le sort qu’avaient subi les compagnons du Prophète (P.S.L.) ne pouvaient ne pas se manifester chez les disciples de BAMBA ». Dans une déclaration, Serigne Mbacké Bousso a défendu la position de Cheikh Anta en prouvant sa bonne foi et son innocence et en démontrant que son accusation n’était, en fait, qu’une machination sans aucun fondement de vérité. La profondeur des relations en les deux hommes ne se limite pas à cette déclaration, car Serigne Mbacké, son compagnon de voyage à la Mecque, lui rendît visite durant son exil à Ségou pour lui apporter son soutien et lui annoncer son retour imminent. Ses actions et ses réalisations Les nécessités de la vie quotidienne et les recommandations de l’ISLAM qui font de l’aide aux nécessiteux une obligation inspiraient très tôt Boroom Gaawaan qui avait consacré toute sa vie aux œuvres profitables à l’ensemble des musulmans et à la contribution à la prospérité de la communauté mouride, mais aussi au soulagement des souffrances des fidèles. Ayant comme slogan ce verset du Saint CORAN : « Tout ce que vous dépensez dans la bonne cause, DIEU le saura », Cheikh Sidy Moukhtar avait toujours fait preuve d’une générosité légendaire dans les moments difficiles. Ses réalisations sont ainsi innombrables. Toutefois nous en citerons quelques unes sans entrer dans les détails. - Lors d’une grave sécheresse, il avait distribué aux sinistrés une quantité de riz estimée à 125.000 tonnes. - Il soutenait les petits commerçants en leur accordant beaucoup de facilités sur le plan financier. - Au compte de son maitre, il s’acquittait de certaines obligations familiales et offrait des dons et des cadeaux aux oulémas et aux chefs religieux. - Il distribuait de nombreux cadeaux aussi bien aux proches du Cheikh qu’aux autres chefs religieux afin de solliciter leurs prières en faveur des musulmans durement affectés par la déportation du Cheikh. - Il intervenait beaucoup auprès des autorités coloniales, tantôt pour recueillir des informations concernant son frère et maitre, tantôt pour demander le retour de celui-ci. - Il a aménagé des routes à Diourbel pour faciliter l’accès des visiteurs à la résidence du Cheikh. - Il a été le premier à faire imprimer un recueil de poèmes composés par CHEIKHOUL KHADIM. - Il a réalisé l’un des vœux les plus chers du Cheikh en finançant un pèlerinage qu’il a effectué en compagnie de Serigne Mbacké Bousso, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Moulaye Bousso (fils de Serigne Mbacké Bousso), et Serigne Tacko Mbacké (son propre fils).
En somme, il ne s’agit ici que d’un aperçu de la vie de cette grande figure de la Mouridiya, cette personnalité multidimensionnelle dont l’œuvre témoigne d’une ferme et sincère détermination. Boroom Gaawaan a été rappelé à DIEU le 1er janvier 1941 à Darou Salaam, ou se trouve son mausolée. Que Dieu puisse l’agréer et bénir les aces de ses successeurs ! Amiin ! |
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